Bénédicte Ariès

Bénédicte Ariès est adhérente depuis 1992. Elle est venue à l’association pour ses enfants puis elle est entrée au bureau de l’association en 1997. Elle est Présidente de l’association depuis l’Assemblée générale de 2016.

témoignage de Bénédicte Ariès  (sténo-rédacteur de presse) la « Gymnastique pour réfléchir » ou l’apport de la Réflexion… Vécue pour les enfants de mon entourage

Ma fille de 7 ans, très émotive, n’ayant jamais aimé l’école, n’arrivait jamais à finir dans les temps ce qu’il fallait écrire en CE1 et s’en désespérait. Bien qu’il n’y ait pas de réelle difficulté diagnostiquée, le CE2 s’annonçait mal car elle confondait lion et loin après les avoir écrits… Après un bilan moteur et de latéralisation ne montrant pas la nécessité d’une rééducation, elle accompagna son CE2 en 1992 d’un atelier hebdomadaire de Jeu Corporel. Dès la fin du 1er mois, elle faisait enfin ses devoirs à la maison seule, et n’eut aucun reproche de lenteur au cours de l’année. Finissant le primaire très à l’aise et même brillamment, elle demanda cependant de faire une session pour préparer la 6ème. Il y avait de fait des lacunes à son savoir et à ses savoir-faire, car elle revint triomphante, ayant enfin compris entre autre que « le nord d’une carte était toujours en haut de la page ».  La fin de 5ème avec des « encouragements » ne la dissuada pas de redemander une session pour préparer l’entrée en 4ème, session dont les acquis lui parurent moins évidents, mais qui, selon nous, ses parents, facilitèrent l’adaptation à la révolution pubertaire. Elle fit par la suite une scolarité harmonieuse. La même année, l’expérience positive de la sœur de 7 ans  nous a incité à proposer le 3ème trimestre d’atelier de Jeu Corporel dénommé familialement « gymnastique pour réfléchir » au petit frère, en fin de 1ère année de maternelle (3,5 ans). Il était un effet un peu trop sauvage et muet à l’extérieur de la famille. Au bout de la troisième séance, il avait déjà tellement changé que les voisins nous demandèrent ce qui lui était arrivé : il leur parlait, en souriant de surcroît ! Le CP ne fut qu’une aimable formalité en 1994 pour ce garçonnet qui fit cependant en parallèle une année complète d’atelier de jeu Corporel. En effet, cela nous paraissait le moyen de favoriser dès le départ l’aisance que sa sœur n’avait acquise qu’après deux années difficilement vécues.

Ayant constaté l’efficacité de l’aide qu’apporte cette méthode aux enfants, je l’ai recommandée à plusieurs amis.

Ainsi A., préadolescente de 12 ans, était intelligente mais passait en 6ème en 1997 en ne sachant pas réellement compter. Malgré règles de trois et divisions à trois chiffres effectuées « en perroquet », les nombres n’avaient pas vraiment de sens pour elle. Une session en début d’été a optimisé la maturation de l’été et un simple accompagnement orthophonique sur la 6ème lui a permis de devenir bonne en 5ème.  (NB : elle avait cependant déjà été suivie en orthophonie plusieurs années).

E. garçonnet, suivi en orthophonie dès le CP, développant un refus scolaire, est venu de province en désespoir de cause faire une session en fin de CE2. Les résultats « débloquants » ont été assez positifs pour qu’il en refasse une autre l’année suivante… Et ses parents se sont organisés pour le proposer à sa sœur avant le CE1, prévenant l’apparition de problème pour le passage à l’écrit.

S. garçon très grand et costaud, trop passif, qui a bénéficié à 9 ans de deux trimestres d’ateliers de Jeu Corporel, malheureusement interrompu par des problèmes familiaux, a eu par la suite une scolarité primaire satisfaisante mais n’a pas réussi en 6ème : difficulté de concentration, pas d’autonomie dans la vie collégienne…

Convaincue par l’expérience de l’intérêt de la méthode de Cécile Patin, j ‘ai fini par faire moi-même une session de Réflexion Vécue par le Jeu Corporel en 1996.

Cette formation  m’a apporté un allègement de la fatigue du travail de clavier mais aussi l’envie de travailler à la promotion de cette méthode qui apporte rapidement des éléments éducatifs indispensables que je n’avais pas su transmettre à mes enfants.